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Selon la tradition, la plupart des techniques orientales corporelles, de connaissances en plantes et en énergétique, de même que l'acupuncture (dont on retrouve des traces dans les vieux traités d'ayurvéda) viendraient d'Inde. De toute façon, globalement, le berceau oriental a donné au travers des millénaires de multiples formes à ces traditions qui se sont ramifiées au fil du temps en différents courants et différentes formes selon les régions. Un des vecteurs, plus proche de nous, fut entre autre, les moines bouddhistes qui diffusèrent ces techniques (accompagnées de son cortège de pratiques de méditation, d'énergétique comme le Qi gong...). Mais elles étaient antérieures à la naissance du bouddha historique (624-544 avant Jésus-Christ). 

 

 

 

 

Les origines

Le shiatsu (nom japonais signifiant shi =doigt et atsu = pression donc littéralement pression des doigts) plonge ses racines dans la Chine ancienne et non comme on pourrait le croire dans celles du Japon lui-même. Cependant ceux qui observent l'histoire japonaise verront d'ailleurs que nombre de courants culturels et spirituels du Japon prennent racines en Chine (on peut le voir avec le Zen qui vient du Chan chinois venant lui-même du terme sanskrit dhyana par exemple, ou encore dans le domaine des arts martiaux...)  Tout ceci  n'enlèvant rien à leur richesse, bien au contraire.
Le shiatsu a ses fondations dans un ensemble de pratiques anciennes : le Do-In ( Tao yin chinois, pratique individuelle), l'Ankyo (chinois, pratique avec une tierce personne utilisant des pressions et étirements des méridiens), le Tui-na (chinois aussi, huilé ou pas) et encore d'autres pratiques comme nous le verrons par la suite.

 

Ces techniques anciennes s'inscrivaient dans cet ensemble qu'est la Médecine Traditionnelle Chinoise ( la MTC avec la théorie des méridiens, la phyto, le Qi...), remontant à plusieurs milliers d'années ( le yi jing ou yi king, le livre de transformation/mutation avec les trigrammes sera le premier livre de ses fondements et daterait  du VIIIe siècle av J-C,tandis que le nei jing, comportant le Su wen, considéré comme le premier ouvrage de référence de médecine chinoise écrit sous la forme d'un dialogue entre l'empereur Jaune ( le myhtique(?) Huang ti) et son médecin-conseiller, aurait été écrit vers le Ve siècle av. J-C.).

 

Le temps s'écoule jusqu'il y a environ mille ans, période à laquelle la médecine traditionnelle chinoise fut introduite au japon (avec l'acupuncture, ses massages comme le Tuina, le Chi Nei Tsang, la phyto...)

 

Le Tuina et l'An-mo chinois (utilisant les points d'acupuncture, les frottements et de légères percussions sur certaines zones du corps, entre autre) furent mélangés à l'ensemble et connurent leur apogée au Japon durant la période dénommée Edo ( il y a environ trois  cents ans),. Durant cette même période les médecins japonais introduisirent officiellement ces pratiques (ainsi que l'acupuncture ...) aux leurs.

 

Ce mélange Tui-na et An-mo donna au Japon l'Anma (à ne pas confondre avec l'anma à la mode en ce moment en occident, qui n'est qu'un pâle dérivé se pratiquant sur une chaise).
Cependant, avec le temps,  la pratique de l'Anma tomba en désuétude et fut reléguée à une pratique plus proche de la détente et du soulagement. L'Anma survécu  en tant que  coutume familiale et fut longtemps,
en dehors de ce cercle, exercé  par les seuls aveugles. 

 

A partir de la dynastie Meiji, 1868, l'Anma privilégie la "pression" des membres et donc des méridiens dans sa pratique. L'Etat Japonais l'officialise et sanctionne alors bientôt sa pratique par un diplôme d'état.

 

De nos jours (cliquez ici)

 à suivre...

Huang Ti, l'empereur Jaune

 

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